Quelle est la ville la plus peuplée du monde et que révÚle ce classement ?

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  • Le classement des villes “les plus peuplĂ©es” dĂ©pend de la dĂ©finition retenue (ville-centre, aire urbaine, agglomĂ©ration), ce qui peut changer le leader.
  • Tokyo reste une rĂ©fĂ©rence avec une aire urbaine autour de 37 millions d’habitants, mais plusieurs classements rĂ©cents placent Jakarta au premier rang avec prĂšs de 42 millions selon les pĂ©rimĂštres.
  • L’Asie domine largement les grands ensembles urbains : la majoritĂ© du Top 10 mondial s’y concentre, reflet d’une urbanisation encore trĂšs dynamique.
  • Le “nombre” ne dit pas tout : mobilitĂ©, eau, logement, Ă©nergie et gouvernance deviennent des marqueurs plus utiles que la seule population.
  • Les mĂ©gapoles rĂ©vĂšlent des arbitrages concrets : densifier sans surchauffer, construire sans bĂ©tonner, dĂ©placer sans congestionner.
  • Pour la ville durable, le classement sert surtout de thermomĂštre des pressions (foncier, rĂ©seaux, risques) et des capacitĂ©s d’adaptation.

Le palmarĂšs des villes les plus peuplĂ©es fascine parce qu’il semble simple : un nom, un chiffre, un “numĂ©ro 1”. Sur le terrain, ce classement raconte autre chose. Il raconte des pĂ©rimĂštres statistiques parfois divergents, des dynamiques d’attractivitĂ© qui dĂ©placent la croissance d’un continent Ă  l’autre, et des choix d’amĂ©nagement qui se mesurent Ă  la minute prĂšs dans les transports, le logement ou l’accĂšs Ă  l’eau.

Longtemps, Tokyo a incarnĂ© la mĂ©gapole parfaitement huilĂ©e, portĂ©e par une densitĂ© assumĂ©e, un rĂ©seau ferroviaire redoutablement efficace et une concentration d’emplois mĂ©tropolitains. Pourtant, les lectures les plus rĂ©centes basculent : selon certains regroupements et mĂ©thodologies, Jakarta passerait devant, avec un ensemble urbain approchant 42 millions d’habitants. Ce changement de tĂȘte n’est pas qu’un symbole. Il met en Ă©vidence la montĂ©e en puissance de mĂ©tropoles asiatiques dont la croissance se heurte Ă  des contraintes trĂšs matĂ©rielles : congestion, inondations, pollution, mais aussi capacitĂ©s d’innovation et de transformation rapides.

Pour des dĂ©cideurs, promoteurs, opĂ©rateurs de rĂ©seaux ou urbanistes, l’intĂ©rĂȘt n’est donc pas de savoir “qui gagne”, mais ce que ce classement rĂ©vĂšle des pressions Ă  venir et des leviers concrets d’une ville durable : planification, performance Ă©nergĂ©tique, sobriĂ©tĂ© fonciĂšre, mobilitĂ© urbaine et rĂ©silience.

Sommaire

Ville la plus peuplée du monde : comprendre ce que mesure vraiment un classement

Un classement de “ville la plus peuplĂ©e” peut dĂ©signer des rĂ©alitĂ©s trĂšs diffĂ©rentes. La ville-centre compte les habitants dans les limites administratives. L’agglomĂ©ration agrĂšge les zones bĂąties contiguĂ«s. L’aire urbaine (ou mĂ©tropolitaine) inclut souvent des communes pĂ©riphĂ©riques reliĂ©es par les flux domicile-travail. À chaque dĂ©finition, un rĂ©sultat diffĂ©rent, et des comparaisons parfois trompeuses.

Dans la pratique, les grandes listes internationales s’appuient sur des harmonisations (notamment celles utilisĂ©es dans des compilations Ă  partir de donnĂ©es onusiennes), mais elles restent sensibles Ă  la façon dont les frontiĂšres fonctionnelles sont tracĂ©es. Une mĂ©tropole polycentrique, oĂč les emplois et l’habitat se dispersent, peut “grossir” statistiquement si l’on Ă©largit le pĂ©rimĂštre. À l’inverse, une ville dense au centre trĂšs peuplĂ©, mais entourĂ©e de territoires moins intĂ©grĂ©s, peut reculer dans un classement mĂ©tropolitain.

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Pourquoi Tokyo et Jakarta se disputent la premiĂšre place selon les sources

Tokyo a longtemps Ă©tĂ© l’archĂ©type de l’aire urbaine gĂ©ante. Selon les dĂ©coupages, l’ensemble incluant notamment Yokohama et Chiba se situe autour de 33 millions dans certaines lectures historiques, et autour de 37 millions dans d’autres mises Ă  jour plus rĂ©centes. Cette masse s’explique par une organisation rĂ©gionale trĂšs structurĂ©e et une intensitĂ© de transport qui permet une grande portĂ©e de mobilitĂ© quotidienne.

Jakarta, de son cĂŽtĂ©, connaĂźt une dynamique d’attraction rapide Ă  l’échelle de l’archipel. Dans des classements rĂ©cents, l’ensemble urbain de Jakarta est estimĂ© Ă  prĂšs de 42 millions d’habitants, ce qui la place devant Tokyo. L’écart provient autant de la croissance dĂ©mographique que du fait que le “Grand Jakarta” s’étend et se connecte Ă  des communes pĂ©riphĂ©riques absorbĂ©es par la continuitĂ© bĂątie et les flux.

Ce que ces chiffres masquent : densité, services, vulnérabilités

Deux villes peuvent afficher une population comparable tout en offrant des rĂ©alitĂ©s opposĂ©es. Une densitĂ© Ă©levĂ©e peut optimiser les rĂ©seaux (eau, Ă©nergie, transport) si elle est accompagnĂ©e d’un urbanisme cohĂ©rent. Elle peut aussi dĂ©grader le confort thermique et la qualitĂ© de l’air si l’espace public est minĂ©ralisĂ© et si le bĂąti est mal ventilĂ©.

Sur un projet, le “bon” indicateur n’est pas seulement la population, mais le couple densitĂ© + performance des infrastructures. Une mĂ©tropole qui absorbe des millions d’habitants sans renforcer ses capacitĂ©s de transport collectif ni ses rĂ©seaux d’eau devient fragile. Le classement dĂ©mographique, lu correctement, sert de signal : la taille n’est pas une rĂ©ussite en soi, c’est une charge d’exploitation urbaine permanente.

La lecture suivante consiste donc Ă  sortir du chiffre brut pour regarder la structure des dix premiĂšres, et ce qu’elle dit des bascules rĂ©gionales.

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Jakarta en tĂȘte : ce que signifie une mĂ©gapole Ă  prĂšs de 42 millions d’habitants

Placer Jakarta en premiĂšre position n’a rien d’anecdotique. Cela met sous les projecteurs une mĂ©tropole oĂč l’urbanisation s’accĂ©lĂšre sous l’effet de l’emploi, des services et d’une centralitĂ© nationale forte. L’arrivĂ©e continue de nouveaux habitants alimente la production de logements, souvent plus vite que la capacitĂ© Ă  construire des rĂ©seaux fiables, ce qui crĂ©e un dĂ©calage entre croissance et qualitĂ© de service.

Mobilité et congestion : le coût caché de la croissance

Jakarta est rĂ©guliĂšrement citĂ©e parmi les villes les plus embouteillĂ©es. Ce constat n’est pas qu’un dĂ©sagrĂ©ment : il se traduit par des pertes Ă©conomiques, une hausse des Ă©missions locales et une dĂ©gradation de la santĂ© publique. Quand la voiture devient la variable d’ajustement d’une mĂ©tropole en extension, la ville “mange” du temps de vie.

Un exemple typique, observĂ© dans de nombreux grands projets d’amĂ©nagement, est la crĂ©ation de nouveaux quartiers d’habitat sans synchronisation avec un transport capacitaire. Le rĂ©sultat est mĂ©canique : les flux se reportent sur un rĂ©seau dĂ©jĂ  saturĂ©. La planification durable impose l’inverse : connecter avant d’urbaniser, en priorisant des corridors de transport public, des pĂŽles d’échanges et des continuitĂ©s piĂ©tonnes.

Patrimoine, identité et attractivité : des repÚres qui structurent la métropole

Une ville de cette taille se lit aussi Ă  travers ses repĂšres. Le Monument national (environ 137 mĂštres) sur la place Merdeka matĂ©rialise une centralitĂ© civique. La mosquĂ©e Istiqlal, reconnue comme l’une des plus vastes d’Asie du Sud-Est, traduit un rĂŽle culturel et religieux majeur. Le quartier de Glodok rappelle l’ancrage historique d’une communautĂ© commerçante qui a façonnĂ© des pratiques urbaines, des façades et des usages de rue.

Ces Ă©lĂ©ments comptent pour l’amĂ©nagement : ils guident les flux, structurent les polaritĂ©s et offrent des lieux de respiration symbolique. Dans les mĂ©gapoles, prĂ©server des repĂšres lisibles n’est pas un luxe patrimonial, c’est une maniĂšre de maintenir une cohĂ©rence urbaine et une appropriation sociale.

RĂ©silience et infrastructures : l’équation eau-Ă©nergie-logement

À mesure que Jakarta grandit, les enjeux d’infrastructures deviennent systĂ©miques. La gestion de l’eau (pluies intenses, ruissellement, qualitĂ©), la fiabilitĂ© Ă©lectrique, et la capacitĂ© Ă  proposer un habitat abordable et ventilĂ© sont liĂ©es. Un logement mal conçu augmente la demande de climatisation, donc la charge sur le rĂ©seau, donc la vulnĂ©rabilitĂ© en cas de pointe.

Une stratĂ©gie rĂ©aliste combine : rĂ©novation thermique quand c’est possible, conception bioclimatique, matĂ©riaux adaptĂ©s au climat, et espaces publics plus permĂ©ables. L’insight opĂ©rationnel est simple : la rĂ©silience d’une mĂ©gapole se joue dans la coordination fine des rĂ©seaux et du bĂąti. La section suivante Ă©largit le regard : si Jakarta progresse, Tokyo reste un modĂšle technique dont il faut comprendre les ressorts.

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Dans le dĂ©bat public, une vidĂ©o explicative sur l’organisation des transports et des centralitĂ©s aide souvent Ă  visualiser ce qui se joue Ă  l’échelle mĂ©tropolitaine.

Tokyo reste un modÚle : densité maßtrisée, transports, et performance urbaine

MĂȘme si certains classements rĂ©cents ne la placent plus systĂ©matiquement en premiĂšre position, Tokyo demeure un cas d’école pour comprendre comment une aire urbaine gĂ©ante peut fonctionner avec un niveau de service Ă©levĂ©. La capitale japonaise et sa rĂ©gion ont longtemps Ă©tĂ© donnĂ©es autour de 33 millions d’habitants dans des lectures historiques, et autour de 37 millions pour des pĂ©rimĂštres plus larges ou des mises Ă  jour rĂ©centes. L’intĂ©rĂȘt n’est pas la querelle de chiffres : c’est la mĂ©canique urbaine.

Le rail comme ossature : quand la mobilité structure le foncier

Tokyo illustre une idĂ©e simple : une mĂ©tropole dense peut rester vivable si les dĂ©placements du quotidien s’appuient sur un rĂ©seau massifiĂ©, frĂ©quent et lisible. Le rail, en particulier, crĂ©e une hiĂ©rarchie de centralitĂ©s. Autour des gares, la mixitĂ© d’usages (commerces, bureaux, logements) rĂ©duit la dĂ©pendance automobile et stabilise la valeur fonciĂšre.

Dans un scĂ©nario comparable, un amĂ©nageur qui densifie un secteur sans renforcement de capacitĂ© transporte un problĂšme. À l’inverse, une densification “adossĂ©e” Ă  un nƓud ferroviaire, avec des espaces publics ombragĂ©s et des rez-de-chaussĂ©e actifs, transforme la densitĂ© en avantage. Une ville durable ne se dĂ©crĂšte pas, elle se planifie dans la durĂ©e.

Habitat et confort : la performance ne se limite pas Ă  l’énergie

La performance Ă©nergĂ©tique est souvent rĂ©duite au bĂąti. Dans une mĂ©gapole, elle se joue aussi dans l’urbanisme : orientation, ventilation naturelle, ombrage, et lutte contre l’ülot de chaleur. Les bĂątiments trĂšs performants, de type bĂątiment passif ou assimilĂ©, n’atteignent leurs objectifs que si les usages sont compris et si le confort d’étĂ© est anticipĂ©.

Un exemple concret : dans un quartier dense, remplacer des surfaces impermĂ©ables par des sols drainants et des alignements d’arbres peut baisser la tempĂ©rature ressentie, limiter la demande de climatisation, et amĂ©liorer la marche. Ce sont des “petites” dĂ©cisions qui deviennent majeures Ă  l’échelle de millions d’habitants.

Gouvernance mĂ©tropolitaine : l’art de coordonner l’invisible

Ce qui impressionne dans les grandes rĂ©gions urbaines bien organisĂ©es, c’est la coordination des rĂ©seaux invisibles : eau, dĂ©chets, Ă©nergie, logistique urbaine. Une collecte optimisĂ©e, des horaires de livraison rationalisĂ©s ou une rĂ©gulation du stationnement peuvent libĂ©rer des capacitĂ©s sans construire plus.

Tokyo montre qu’une grande taille n’est pas forcĂ©ment synonyme de chaos, Ă  condition de relier planification, investissement et exploitation. L’insight final est opĂ©rationnel : la mĂ©gapole performante est celle qui traite ses rĂ©seaux comme un systĂšme, pas comme des silos. Pour comprendre la bascule mondiale, il faut maintenant regarder le Top 10 et la domination asiatique, au-delĂ  des deux premiĂšres.

Top 10 des agglomĂ©rations les plus peuplĂ©es : une hiĂ©rarchie dominĂ©e par l’Asie

Le Top 10 des grands ensembles urbains met en Ă©vidence une rĂ©alitĂ© structurante : la croissance urbaine se concentre largement en Asie, tandis que l’Europe est peu prĂ©sente dans ces classements. Ce constat n’implique pas un “retard” europĂ©en, mais une trajectoire diffĂ©rente : urbanisation plus ancienne, croissance dĂ©mographique plus modĂ©rĂ©e, et systĂšmes de villes plus polycentriques.

Tableau comparatif : ordres de grandeur et profils urbains

Les chiffres ci-dessous donnent des ordres de grandeur d’agglomĂ©rations ou aires urbaines, tels qu’ils circulent dans les compilations internationales rĂ©centes. Les valeurs varient selon les pĂ©rimĂštres, mais elles sont suffisantes pour comparer les Ă©chelles.

Rang (ordre courant) Ensemble urbain Population estimée Lecture utile pour la ville durable
1 Jakarta ≈ 42 millions Pression sur mobilitĂ©, eau, risques; besoin d’infrastructures rĂ©silientes
2 Tokyo ≈ 37 millions RĂ©fĂ©rence en transport et coordination mĂ©tropolitaine
3 New Delhi (Delhi) ≈ 33 millions Arbitrages air/Ă©nergie; croissance et services Ă  rattraper
4 Shanghai ≈ 29 millions Port et Ă©conomie; densitĂ© verticale et maĂźtrise des flux
5 Dhaka ≈ 24 millions DensitĂ© extrĂȘme; enjeu majeur de logement et santĂ© urbaine
6 Sao Paulo ≈ 22 millions InĂ©galitĂ©s spatiales; mobilitĂ© et requalification des tissus
7 Le Caire ≈ 22 millions Chaleur et eau; adaptation climatique et densification maĂźtrisĂ©e
8 Mexico ≈ 22 millions Altitudes, eau et risques; transport de masse et sobriĂ©tĂ©
9 PĂ©kin (Beijing) ≈ 22 millions Gouvernance et planification; Ă©quilibres entre centralitĂ©s
10 Mumbai ≈ 21 millions Front de mer, port, habitat; rĂ©silience et mixitĂ© fonctionnelle
11 Osaka ≈ 19 millions Stabilisation; opportunitĂ©s de rĂ©novation et requalification

Ce que révÚle la domination asiatique

Neuf grandes mĂ©tropoles asiatiques figurent souvent parmi les dix premiĂšres dans certaines lectures rĂ©centes. Cela traduit une combinaison de facteurs : dynamisme Ă©conomique, transition rapide de populations rurales vers les pĂŽles urbains, et effet d’aspiration des services (Ă©ducation, santĂ©, emploi). Le phĂ©nomĂšne n’est pas uniquement dĂ©mographique, il est aussi spatial : des villes absorbent des pĂ©riphĂ©ries qui deviennent fonctionnellement indissociables.

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Pour les acteurs de la ville durable, cette domination a une consĂ©quence directe : les solutions “standard” importĂ©es sans adaptation sont rarement pertinentes. Les prioritĂ©s varient selon les climats, la gouvernance, le coĂ»t de l’énergie, ou le poids de l’informel. La question utile devient : quels leviers sont transfĂ©rables, et lesquels doivent ĂȘtre re-conçus localement ?

Liste de repĂšres pour lire un classement sans se tromper

  • VĂ©rifier le pĂ©rimĂštre : ville-centre, agglomĂ©ration continue, ou aire mĂ©tropolitaine fonctionnelle.
  • Comparer la densitĂ© plutĂŽt que la population seule : habitants/kmÂČ et rĂ©partition des centralitĂ©s.
  • Observer la part modale : transport collectif, marche, vĂ©lo, voiture; indicateur clĂ© de congestion et d’émissions locales.
  • Regarder la capacitĂ© des rĂ©seaux : eau, assainissement, Ă©nergie, dĂ©chets; souvent le vrai facteur limitant.
  • Évaluer la vulnĂ©rabilitĂ© climatique : chaleur, inondations, submersion, stress hydrique.

Le classement devient alors un outil de diagnostic. Le pas suivant consiste Ă  traduire ce diagnostic en choix techniques : comment loger, dĂ©placer et alimenter en Ă©nergie une ville de 20 Ă  40 millions d’habitants sans augmenter mĂ©caniquement les impacts ?

Les comparaisons vidéo sur la densité, la mobilité et les formes urbaines aident à relier chiffres et réalité de terrain, notamment sur les mégapoles asiatiques.

Que révÚle ce classement pour la ville durable : logement, énergie, eau et sobriété

Un classement dĂ©mographique met surtout en lumiĂšre des tensions de capacitĂ©. Plus une ville grossit, plus elle dĂ©pend de systĂšmes robustes : logement accessible, production Ă©nergĂ©tique fiable, gestion de l’eau, collecte des dĂ©chets, et mobilitĂ© qui ne sature pas. L’enjeu n’est pas d’atteindre une taille “idĂ©ale”, mais de maintenir un niveau de service compatible avec le confort et la santĂ©.

Logement : densifier sans dégrader le confort thermique

Dans les mĂ©gapoles, la tentation est de produire vite, parfois au dĂ©triment de la qualitĂ©. Or un habitat mal ventilĂ©, surchauffĂ© ou bruyant se traduit par des coĂ»ts sociaux : santĂ©, dĂ©penses d’énergie, usure des mĂ©nages. Concevoir un bĂątiment performant, voire proche du bĂątiment passif quand le contexte s’y prĂȘte, consiste d’abord Ă  comprendre les besoins rĂ©els des occupants : usage des piĂšces, horaires, capacitĂ© Ă  ventiler, accĂšs Ă  l’ombre.

Une opĂ©ration de logements “type” peut intĂ©grer des protections solaires extĂ©rieures, des circulations naturellement ventilĂ©es, et des matĂ©riaux moins Ă©missifs. À l’échelle d’un quartier, l’implantation des volumes et le traitement des sols rĂ©duisent l’ülot de chaleur, ce qui diminue la dĂ©pendance Ă  la climatisation et soulage le rĂ©seau Ă©lectrique.

Énergie urbaine : performance et pilotage plutît que surenchùre technologique

Dans une ville de plusieurs dizaines de millions d’habitants, l’énergie se gĂšre comme un systĂšme. L’efficacitĂ© (isolation, sobriĂ©tĂ© des usages, Ă©quipements performants) coĂ»te souvent moins cher que l’ajout de production. Des solutions comme l’autoconsommation collective, les smart grids ou le stockage n’ont de sens que si elles rĂ©pondent Ă  un problĂšme identifiĂ© : pointe Ă©lectrique, fragilitĂ© de rĂ©seau, ou besoin de continuitĂ© de service.

Un cas frĂ©quent : un quartier d’affaires trĂšs vitrĂ©, climatisĂ©, crĂ©e un pic en journĂ©e; un secteur rĂ©sidentiel crĂ©e un pic le soir. Le pilotage, la mutualisation et des enveloppes mieux conçues valent parfois plus qu’un “grand projet” technologique. L’innovation n’a de sens que si elle sert les usages.

Eau et sols : la résilience se joue au niveau du quartier

Les grandes mĂ©tropoles exposĂ©es aux pluies intenses ou aux inondations doivent traiter l’eau comme une ressource et un risque. La multiplication des surfaces impermĂ©ables accĂ©lĂšre le ruissellement. RecrĂ©er de la permĂ©abilitĂ©, ouvrir des noues, vĂ©gĂ©taliser et dimensionner des ouvrages de rĂ©tention sont des actions trĂšs concrĂštes, souvent plus rapides Ă  dĂ©ployer que des infrastructures lourdes.

Pour un maĂźtre d’ouvrage, un indicateur simple est le ratio “surface permĂ©able utile” et la capacitĂ© du quartier Ă  ralentir l’eau. Cela amĂ©liore aussi le confort d’étĂ©, donc la performance Ă©nergĂ©tique indirecte.

Un fil conducteur opĂ©rationnel : l’histoire d’un quartier-pilote fictif

Dans un quartier-pilote imaginĂ©, “Teras Kota”, une collectivitĂ© souhaite accueillir 80 000 habitants supplĂ©mentaires sans augmenter la congestion. La stratĂ©gie combine : densification autour de trois pĂŽles de transport, rĂ©novation des immeubles les plus Ă©nergivores, trames d’ombre, et logistique urbaine organisĂ©e (horaires et micro-hubs). Au bout de trois ans, la frĂ©quentation du transport collectif progresse, les Ăźlots de chaleur baissent localement grĂące Ă  la vĂ©gĂ©talisation, et la demande Ă©lectrique en pointe se stabilise.

Ce scĂ©nario n’a rien d’exotique : il illustre un principe transfĂ©rable de Tokyo Ă  Jakarta, de Delhi Ă  Mexico. La performance d’une ville dĂ©pend autant de sa densitĂ© que de sa conception urbaine, et le classement dĂ©mographique ne fait que rendre cette Ă©vidence impossible Ă  ignorer.

Jakarta est-elle vraiment la ville la plus peuplée du monde ?

Selon plusieurs classements rĂ©cents fondĂ©s sur des pĂ©rimĂštres mĂ©tropolitains Ă©largis, Jakarta est donnĂ©e autour de 42 millions d’habitants et peut dĂ©passer Tokyo. D’autres sources, selon des dĂ©finitions diffĂ©rentes (agglomĂ©ration continue vs aire urbaine), maintiennent Tokyo en tĂȘte. La bonne pratique consiste Ă  vĂ©rifier le pĂ©rimĂštre utilisĂ© avant de comparer.

Pourquoi Tokyo reste-t-elle souvent citée comme référence malgré la concurrence de Jakarta ?

Tokyo est un cas d’école pour la coordination mĂ©tropolitaine : transport ferroviaire trĂšs capacitaire, densitĂ© organisĂ©e autour des gares, et gestion robuste des rĂ©seaux urbains. MĂȘme si elle n’est pas toujours numĂ©ro 1 selon les mĂ©thodes, elle reste un modĂšle d’efficacitĂ© urbaine Ă  grande Ă©chelle.

Quelle différence entre ville-centre, agglomération et aire urbaine ?

La ville-centre correspond aux limites administratives. L’agglomĂ©ration regroupe les zones bĂąties contiguĂ«s. L’aire urbaine (ou mĂ©tropolitaine) inclut les communes pĂ©riphĂ©riques reliĂ©es fonctionnellement par les dĂ©placements domicile-travail. Ces dĂ©finitions changent fortement la population comptabilisĂ©e.

Que révÚle ce classement pour les politiques de ville durable ?

Il met en Ă©vidence les points de rupture : logement abordable, congestion, qualitĂ© de l’air, stress hydrique, et robustesse Ă©nergĂ©tique. Pour agir, les leviers les plus efficaces restent la planification des transports, la densification maĂźtrisĂ©e, la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique, et des sols plus permĂ©ables pour gĂ©rer chaleur et eaux pluviales.

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